Les thermes centraux

Bonjour! Voici un petit aperçu sur les « thermes centraux » de Pompéi. Il a y vraiment trés peu d’information sur ces thermes je vais donc m’appuyer sur un seul site : http://locipompeiani.free.fr/pages/thermescentraux.html Thermes centraux : façade interne donnant sur le palestre

Cette image présente la façade interne donnant sur le palestre. Le palestre présente de  « larges baies que séparent des demi-colonnes massives adossées aux parois où le rouge des briques alterne joliment avec la couleur des pierres assemblées en opus reticulatum ».

Ces thermes furent créées après le tremblement de terre de 62 ap. J-C. Ce complexe occupait toute une insula « à l’angle de la rue Nola, de la rue de Stabies et du carrefour d’Orphée.

Cet article est vraiment très court mais malgré l’importance de ces thermes (cf l’article général sur les thermes à Pompéi) aucuns sites ou aucunes vidéos n’en parlent.

M. S


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Les thermes de Stabies

Bonjour voici un article sur les thermes de stabies. Je me servirais de quatre sites pour rédiger mon article. En premier lieu de l’encyclopédie libre wikipédia, puis des sites suivants : http://www.guidesvoyages.be/pompei/thermess.htm; http://groupejarc.pagesperso-orange.fr/chassenon/thermes.htm,http://www.telefonica.me.uk/thermes.htm.

Ce complexe thermal doit son nom à la voie de Stabies. Il a été découvert en 1853 et en 1858 par Michele Ruggero. Ce complexe occupe une vaste zone comprise entre la rue de l’Abondance et la rue de Stabiae. Il s’agit du complexe le plus ancien de Pompéi. Mais les thermes de Stabies ont reçus des visites clandestines dans les années qui ont suivi l’éruption du Vésuve (79 ap. J-C.) et beaucoup de statues et d’ustensiles ont été dérobés.

Avant de commencer de manière plus approfondis la description de ces thermes je vous montre tout d’abord un plan de ce complexe pour vous permettre de mieux vous y retrouver :

plan des thermes de Stabies

L’entrée se trouve au niveau de la rue de l’Abondance. De là on pénètre dans la cour, entourée de portiques à colonnes sur trois côtés.

la cour

Voici un lien qui vous permet d’observer la cour entièrement (cliquer sur le terme « lien » pour y accéder).  Ce large espace trapézoïdal servait de palestre (lieu public destiné à l’entrainement physique). Mais a l’origine il y avait plusieurs entrées. Celles-ci sont devenues inutilisable après le tremblement de terre de 62 ap. J-C. . Elles seront rebouchées. « Les entrées étaient construites en opus quadratum fait de tuf gris de Nocera ».

Les thermes proprement dites sont à l’est. Il y a la présence d’une division très marquée entre la zone réservée aux hommes et la zone réservée aux femmes. Toutes les deux sont organisées de la même manière, mais la section féminine est plus simple dans la décoration et plus dépouillée. Il n’y a aucunes communications entre ces deux parties. Au centre des deux zones se trouvait le praefurnium qui servait de chauffage. L’entrée pour les hommes se trouvait  à l’angle sud-est du portique. « Par un passage voûté en berceau, décoré de stucs colorés et ornés de médaillons avec des personnages, on passe dans l’apodyterium (vestiaire) dont la voûte est couverte de stucs » et où des caissons octogonaux servaient à ranger les vêtements.

l'apodyterium

Vue d'une partie du vestiaire et du l'apodyterium

A gauche des vestiaires on peut accéder au frigidarium. Il s’agit d’une pièce circulaire recouverte d’une coupole peinte en bleu représentant un ciel étoilé.  La plupart du temps dans un frigidarium la coupole est richement décorée. Cette pièce renferme un ou plusieurs bassins d’eau froide.

Le frigidarium

En face des vestiaires on accéde  au tepidarium (bains d’eau tiède), en suivant le même axe on accéde au calidarium (bains d’eau chaude). Le « pavement (de ces deux pièces) est surélévé et s’appuie sur des suspensurae tandis qu’un espace a été aménagé entre la double paroi du mur » afin que l’air chaud circule librement. Dans la piéce du calidarium se trouve à gauche un labrum (l’eau fraîche dans une grande vasque)et à droite un alveum ou un alveus (Bain d’eau chaude, construit dans le plancher d’une salle de bain, à l’extrémité opposée de celle qui contenait le labrum et au fond se trouvait un degré qui servait de siège pour le baigneur quand il était entré dans l’eau) qui est séparé par un mur du calidarium et du labrum. Dans la section pour les femmes les pièces se succèdent de la même façon mais il n’y a pas de d’alveum et de labrum.

Au centre du flanc ouest, une piscine (natatio) est présente dans le palestre.

Le natatio

Pour finir des boutiques étaient présente à l’ouest du complexe.

M.S



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L’approvisionnement en eau de Pompéi

La question de l’eau est fondamentale dans le contexte d’une ville comme Pompéi. Le problème de l’accès quotidien à l’eau se pose en premier lieu. Cependant, au delà de cette question « pratique », nous savons aussi que de nombreuses villas possédaient des fontaines décoratives, ce qui relève d’une autre approche de cette ressource naturelle. A travers différents articles, nous approcherons la question de l’eau à Pompéi.

Tout d’abord, l’article Pompeii de J. Holliday sur le site Oxford Art Online, dont est extrait L’expansion de Pompéi sur ce même blog, nous informe rapidement sur cette question.

Selon l’auteur, la mise en place de réservoirs et de systèmes de distribution d’eau auraient étés entrepris sous Auguste à la fin du Ier siècle avant Jésus Christ. De l’eau potable était acheminée de part l’aqueduc de Serino et remplissait un grand château-d’eau à Côté de la Porte du Vésuve. L’eau cheminait ensuite à travers la ville sous forme de canaux vers des cuves de distribution à proximité des croisements. L’eau était ensuite injectée dans les bâtiments publics, en particulier les bains, les palestres (lieu où on pratique la lutte et autres exercices physiques), et dans les fontaines publiques installées tous les 100 ou 200m dans les rues. Cette eau était aussi redistribuée à des installations privées.

Aqueduc de Serino dit aussi de Campanie, CAIRN

Une étude sur ce château d’eau de Pompéi, le Castellum Aquae, a été entreprise. Jean-Pierre Adam et Pierre Varène ont publié un article entre autres à ce sujet sur le site de Cairn. Le lien vers cette page est disponible ici. Cependant, l’accès à cette base de donnée est réservée, et il vous sera donc peut être impossible d’y accéder. Nous apprenons dans cet article que le Castellum Aquae avait été édifié au point le plus haut de la ville. La pression étant par endroits trop forte, des tours avec un bassin de plomb ont étés installées à divers endroits, afin de réguler le débit de l’eau. Des canalisations en plomb parcouraient de là toute la ville.

Facade du Castellanum Aquae, CAIRN

Sur youtube, une vidéo montre le fonctionnement des aqueducs romains. Il vous est possible de la visionner ci-dessous

Le problème de l’approvisionnement en eau, était donc très bien maîtrisé par les architectes, et le réseau hydraulique de Pompéi était à cette époque, avec celui de Rome, l’un des plus complexes d’Italie.

Iris

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L’expansion de Pompéi

Dans le cadre de mes recherches sur l’expansion de Pompéi, je me suis rendue sur le site Oxford art Online, et ai consulté l’article Pompeii de J. Holliday. Le lien vers l’article est disponible ci-dessous. Cependant, l’accès à ce site est normalement réservé aux abonnés, il est donc possible que vous ne puissiez vous rendre sur cette page.

http://www.oxfordartonline.com/subscriber/article/grove/art/T068590?q=pompeii&search=quick&pos=1&_start=1#firsthit

L’expansion de Pompéi, de la première implantation de la ville à son développement florissant tel qu’il a été conservé après l’éruption du Vésuve, est le résultat d’un long processus. Cette évolution semble souvent avoir été laissée à part dans les travaux sur Pompéi, et plus particulièrement dans les publications adressées au grand public. Comme nous le signalions à propos de l’article dans l’Encyclopaedia Universalis, l’accent est mis en priorité sur les périodes récentes de la cité, laissant souvent une ombre sur son passé.

Dans cet article, nous allons donc tenter de retracer, sommairement somme toute au vu de l’immensité des faits, l’expansion et l’évolution de Pompéi.

Plan de Pompéi, © Oxford Art Online

Pour cela, je vais m’appuyer sur l’article de Peter J. Holliday, Pompeii, sur le site de l’encyclopédie Oxford Art Online.

Les premières pierres d’Oscan, ancêtre de Pompéi auraient étés posées par les étrusques au VIème siècle avant Jésus Christ. Les données relatives à cette période manquent, ce qui  rendent ses origines assez énigmatiques. Une série de « dominants » se succèdent alors sur la ville. Tout d’abord, les étrusques de 525 à 474 BC, les grecs de 474 à 425 BC puis les samnites à la fin du VIème siècle. Oscan aurait été sous la domination d’une cité voisine, Nuceria. Durant les guerres samnites, de la deuxième moitié du IVème siècle à la fin du IIIème siècle av. JC,  la ville aurait servi de port, rallié à Nuceria et Nola, ainsi qu’a des plus petites villes de la vallée de Sarno. Au Ier siècle av JC, des évènements internes secouèrent Pompéi. en 80 BC, elle devient la Colonia Cornelia Veneria Pompeianorum, fondée par Publius Sulla.

Ces successions politiques ont eu des incidences sur l’architecture et l’aspect que le plan de la ville prendra. Selon Peter J. Holliday, l’architecture de la ville peut être ainsi divisée en trois périodes. tout d’abord la période pré-samnite de 525 à 425 BC, puis la période samnite de 425 à 80 BC, puis la période romaine de 80 BC à 79 AD. Vous pouvez avoir en haut de l’article un aperçu du plan de Pompéi.

La partie la plus ancienne de la ville se situerais au sud de la ville comme elle nous apparaît aujourd’hui. L’organisation des rues, moins régulière dans cette partie de la ville en serait en effet la preuve . C’est là qu’ont étés retrouvés les vestiges du Forum Triangulaire, et en particulier ceux d’un temple dorique, sans doute dédié à Hercule. Dès le VIème siècle av. J-C, une muraille en pierre volcanique aurait été élevée autour de la ville. D’autres constructions ont étés ajoutées par la suite sur ce forum.

Plan du forum, © Oxford Art Online

Un peu plus au Nord-Est de la ville, les rues organisées en plan orthogonal dateraient du Vème au IIIème siècle avant Jésus Christ. A cette époque, la fortification « volcanique » est remplacée par une nouvelle élevée en calcaire.

Le plan de la ville comme nous le voyons actuellement est la preuve pour J. Holliday que son extension et son développement interne aurait continué jusqu’à la période romaine. Au cours du IIIème et du IIème siècle, un mur intérieur a été ajouté ainsi qu’une douzaine de tourelles défensives. Le mur d’enceinte devait avoir sept ou huit portes d’entrée donnant l’accès à la ville. Ces portes étaient reliées au centre par des voies de sept à douze mètre de large, dont certaines étaient pavées de pierres volcaniques.

L’organisation de Pompéi en quartiers est quant à elle dure à déterminer, hormis par le biais de quelques inscriptions.

L’essentiel que nous pouvons donc retenir ici, est que Pompéi, loin d’être figée dans le temps a connu diverses phases de construction et d’expansion. Afin de compléter ce très bref aperçu, je vous redirigerais vers d’autres articles qui pourrons vous éclairer plus en détail sur ces processus.

Iris

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La maison du Faune

Voici un petit article sur la maison du faune. Mais avant de commencer je voudrai vous montrer à quoi ressemblait une partie de la maison du faune. Il s’agit de l’atrium.  Ainsi que reconstitution 3D de toute la maison :

reconstituion 3D de la maison du faune

Selon l’encyclopédie libre wikipedia : sa construction date de la période samnite  c’est-à-dire vers le V e siècle av.J-C. Mais des transformation on eut lieu au II e siècle av. J-C. Sa célébrité et son nom sont essentiellement liés à la petite sculpture en bronze retrouvée ici, représentant un « Faune dansant ».

le faune dansant

Cette maison fut découverte en 1830. Elle fut entièrement déblayée durant deux années. Cette maison est une des plus grandes, et, surtout pour les mosaïques, la plus richement décorée de toutes celles de Pompéi, avec une superficie de quelque 3000 mètres carrés. Construite à l’époque samnite (IIIè, IIè siècle av. J.-C.), elle fut rénovée deux fois au IIè siècle av. J.-C. De plus, les quantité d’amphores trouvées et les emblèmes bachiques, semblent indiquer que son propriétaire faisait un important commerce de vins. « Le décor de la demeure dans son ensemble constitue un bel exemple de ce que l’on appelle le premier style pompéien et son architecture réalise la fusion harmonieuse des modèles de palais hellénistiques et de la domus traditionnelle romaine. Sur le sol entre le vestibule et l’atrium se trouve une mosaïque représentant des guirlandes de fruits et deux masques tragiques. c’est la première représentation d’un thèmatique dionysiaque. Cette frise est actuellement dans un musée.

la mosaïque avec des guirlandes de fruits et des masques

L’une des chambres possèdait un pavement en mosaïque avec un emblema en opus vermiculatum (technique de mosaïque antique qui forme des lignes sinueuses, propres au dessin figuratif, il en va de même pour la mosaïque précédente) illustrant la rencontre érotique d’un satyre et d’une nymphe, figures traditionnelles du cortège dionysiaque.

scène de la nymphe et du satyre

Les alae (ce sont les pièces ouvertes qui faisaient rentrer la lumière puis leur rôle est devenue obsolète) du tablinum (large salle de réception)donnaient à voir aussi des emblemata insérés dans un pavement de marbre. La plupart représente des scènes de la vie quotidienne comme par exemple le chat et la perdrix et les canards : le chat saisissant une perdrix et des canards du nil

La mosaïque la plus célèbre est celle représentant « un Combat entre les Grecs et les Perses, et dans laquelle l’opinion la plus générale est qu’on doit voir la Bataille d’Arbelles ou celle d’Issos entre Alexandre et Darius. Cette mosaïque, le plus précieux monument en ce genre qui nous soit resté de l’antiquité, est large de 5m 40 et haute de 2m 80, sans la frise blanche qui l’entoure. On y compte 26 guerriers et 15 chevaux » (extrait de www.mediterranees.net).  Elle se trouve dans l’axe du tablinum et de l’atrium. Elle fut découverte le 24 octobre 1831.

reconstitution 3D du lieu de la mosaïque

la mosaïque de la bataille d'Alexandre

M.S

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La villa des mystères

Bonjour chers blogueurs! Pour la villa des mystères j’ai choisi de vous montrer un reportage qui a été diffusé sur arté et qui est découpé en quatre parties. Ce reportage est complet et les descriptions des fresques sont des plus précises.  La villa des Mystère est l’une des villas les mieux conservées et les plus riches de Pompéi. Elle appartenait à l’une des plus puissantes familles, les Istacidii, dont le tombeau se trouve non loin, sur la route reliant la villa à Pompéi, via Ercolano. Ses multiples salles sont décorées de peintures d’un trés bon niveau artistique, surtout la pièce du triclinium où se trouve la plus belle fresque et qui a donné son nom à la villa. Elle a été partiellement découverte entre 1909 et 1910, et successivement mise au jour et restaurée entre 1929-1930. La villa fut construite aux environ du IIe siècle a.v J-C. mais elle fut rénovée et embellie durant l’époque impériale. Sans plus attendre je vous laisse regarder le reportage! M.S    

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la vie quotidienne a Pompéi: orientation bibliographique

Cet article est avant tout une pré sélection bibliographique qui s’ouvre sur des points bien précis traitant de la vie quotidienne à Pompéi. Rédigé par André Chastagnol, l’article porte sur un ouvrage du professeur Robert Etienne qui propose un condensé des recherches d’archéologues italiens sur la vie à  Pompéi. L’article publié par par le portail de revues scientifiques « Persée  » orientera votre lecture sur différents aspects abordés au sein d’ ouvrage divisé en trois livres.

Le premier des livres porpose une historiographie essentiellement centrée sur les évènements constituant la fin de la ville marquée par le tremblement de terre du 5 février 62 ainsi que par la légende de l’éruption du vésuve le 24 aout 70.

 Le second livre propose une étude de l’évolution de la cité tant dans les étapes de son développement urbain que dans les activités pratiquées.

Le dernier des livres se consacre principalement aux jeux et aux plaisirs constitués d’un art et d’un style tout particulier visible à la fois dans les constructions architecturales  ainsi qu’à travers les peintures pariétales.

Ce bref compte rendu bibliographique a l’avantage de reprendre et d’étayer certains détails sans qu’on ait besoin de se référer à l’ouvrage!

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